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société des amis de Pasteur
" Jeunes gens ! Ne vous laissez pas atteindre par le scepticisme dénigrant et stérile, ne vous laissez pas décourager par les tristesses de certaines heures qui passent sur une nation ! "

Pasteur aujourd'hui

1 - Les chroniques "Louis Pasteur aujourd'hui"

Vous pouvez suivre les chroniques " Louis PASTEUR aujourd'hui" sur RCF Jura 103.2 ou en podcasts:

  • Tous les mardis à 11 h avec rediffusion à 19 h 25.

Alain MARCHAL , président honoraire de la Société des Amis de Pasteur, vous fait découvrir le monde scientifique autour de Louis PASTEUR , les avancées de l'Institut Pasteur ainsi que l'actualité de la Maison Pasteur à DOLE.

Pour écouter la dernière rubrique enregistrée, mais aussi pour accéder aux précédentes et aux archives, cliquez sur ce lien.

Bonne écoute ! 

2 - Actualités scientifiques

Titres des articles présentés :

- Détruire Hélicobacter Pylori

- Les cellules souches

- La détermination de la structure 3D d'un transporteur humain

- Le mésentère

- Les bactériophages

- Le virus Zika

- La rage et les chauves souris vampires

- L'immunothérapie en cancérologie

- Le microbiote

- L'amibiase

- L'antibiorésistance

Détruire Hélicobacter Pylori en perturbant la synhèse de sa paroi.

Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS viennent de démontrer qu’il est possible de détruire la paroi d’une bactérie, simplement en perturbant l’assemblage de deux protéines. Ils se sont penchés sur Helicobacter pylori, une bactérie modèle pour ce type d’études. Leurs travaux ont permis d’observer la structure d’un complexe protéique, indispensable à la synthèse de cette paroi. Et ils ont apporté la preuve qu’en bloquant la formation de ce complexe, la bactérie meurt. Un scénario qui pourrait être reproduit, comme stratégie thérapeutique, pour la détruire.

Lien à suivre pour plus de détails.

 

Comment les bactéries synthétisent-elles leur paroi ? C’est en cherchant à répondre à cette question que des équipes de l’Institut Pasteur et du CNRS travaillent sur Helicobacter pylori, une bactérie connue pour infecter la muqueuse gastrique.

Les cellules souches, un potentiel immense

Des stratégies thérapeutiques révolutionnaires

Les cellules souches permettront de soigner de nombreuses maladies encore inguérissables.

Lien à suivre : cellulessouches.pasteur.fr

Nos espoirs pour demain

Il y a trois ans, l’Institut Pasteur a créé un réseau français de recherche sur les cellules souches et la médecine régénératrice (REVIVE). Il réunit une quinzaine de nos équipes et des partenaires extérieurs. Cette initiative témoigne de notre expertise, de notre détermination et de notre ambition dans ce domaine.

Nos chercheurs se mobilisent dans nos laboratoires pour :

Comprendre le mécanisme des cellules souches cancéreuses En détournant certaines propriétés des cellules souches saines, les cellules souches cancéreuses se propagent et échappent aux traitements actuels anti-cancers.

Proposer des traitements d’avenir contre les leucémies et le vieillissement du système immunitaire Nous nous efforçons de comprendre les anomalies caractéristiques des cellules souches sanguines.

Améliorer la prise en charge d’une maladie neurodégénérative de l’enfant (adrénoleuCodystrophie) Nous nous appliquons à appréhender les effets bénéfiques liés à la transplantation des cellules souches de la moelle osseuse chez l’enfant.

Régénérer des tissus

Dans le contexte de la biologie et de la médecine régénératrice, nous étudions comment les cellules souches spécifiques des tissus, ainsi que des vaisseaux et des cellules interstitielles, travaillent ensemble au cours de la croissance normale, et après un traumatisme, pour reconstituer le tissu fonctionnel.

Conserver et multiplier des cellules souches

Nous voulons créer des « micro environnements » artificiels pour que des cellules souches à visée thérapeutique se multiplient sans perdre leur qualité Nous voulons créer des « micro environnements » artificiels pour que des cellules souches à visée thérapeutique se multiplient sans perdre leur qualité régénératrice.

Les débouchés actuels

Traiter des leucémies par greffe de moelle osseuse qui contient les cellules souches sanguines. 26 000 patients bénéficient chaque année de ces greffes.

Reconstituer l’épiderme des grands brûlés à partir de cellules souches de la peau.

Des essais cliniques de thérapies basées sur les cellules souches sont en cours dans le monde entier. Elles visent à régénérer le cœur, la cornée, le cartilage, le pancréas, le foie et les muscles lésés par des pathologies.

La détermination tant attendue de la structure 3D d'un transporteur humain

L’équipe de Nicolas Reyes a réussi à stabiliser et à déterminer la première structure, à une résolution presque atomique, d’un transporteur de neurotransmetteur excitateur humain. Ce dernier est un élément clé de la machine synaptique dans le cerveau. Cette étude historique permet d’imaginer des solutions pharmacologiques pour moduler sélectivement ces transporteurs et contrôler la concentration d’une des molécules qu’ils transportent, le glutamate notamment. Or agir sur ces concentrations pourrait permettre de traiter certaines maladies neurodégénératives.

Télécharger le PDF ou

Tous les détails sur internet en cliquant ici.

Les bactériophages : de nouvelles armes contre les bactéries

Découverts à l’aube du XXème siècle les bactériophages (virus infectant les bactéries) n’ont cessé d’être exploités par les chercheurs. En premier lieu, les bactériophages ont été utilisés pour traiter les infections bactériennes chez l’homme, puis leur étude a permis d’élucider plusieurs mécanismes cellulaires fondamentaux (réplication, transcription, régulation…) et plus récemment ils sont devenus des outils en biotechnologie. Ces études ont permis l’essor de la biologie moléculaire qui aujourd’hui fait partie du quotidien des chercheurs en biologie.

Les antibiotiques sont de moins en moins efficaces car les bactéries deviennent de plus en plus résistantes. L’Institut Pasteur travaille sur l’utilisation des bactériophages, ces virus qui n’infectent que les bactéries. Au-delà du problème de l’antibiothérapie, les antibiotiques s’attaquent sans distinction aux bonnes comme aux mauvaises bactéries. Ils détruisent en partie les bactéries de notre microbiote, essentielles pour le bon fonctionnement de notre organisme. De récentes avancées biotechnologiques ont permis la conception d’armes totalement nouvelles qui cibleraient uniquement les bactéries néfastes. Pour cela les chercheurs utilisent des bactériophages, ces « virus de bactéries » à l’origine d’une thérapie alternative aux antibiotiques, la phagothérapie. Mais il ne s’agit pas d’administrer ces virus antibactériens tels quels. Grâce à l’ingénierie génétique, les chercheurs sont capables de les transformer en véritables petits robots biologique tueurs de bactéries bien précises.

d'après la lettre de l'Institut Pasteur N°62 et un article de Futura Sciences

Pour en savoir plus, cliquez sur les liens ci-dessous :

https://research.pasteur.fr/fr/team/group-laurent-debarbieux/

http://www.futura-sciences.com/sante/videos/bacteriophages-contrer-bacteries-resistantes-antibiotiques-2876/

 

Bactériophage sur la bactérie Escherichia.

Petit "robot biologique".

L'institut Pasteur mobilisé sur le virus Zika

Le virus Zika est un Flavivirus transmis par les moustiques du genre Aedes.

Il est répandu en Asie et en Afrique, et a récemment émergé en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

La maladie qu’il provoque se manifeste trois à douze jours après la piqûre de l’insecte vecteur, par divers symptômes, évoquant ceux de la dengue ou du chikungunya, eux aussi véhiculés par ce même moustique : fièvre, maux de tête, éruption cutanée, fatigue, douleurs musculaires et articulaires … Silencieuse chez la plupart des personnes infectées, elle reste le plus souvent bénigne, et peut durer jusqu’à une semaine.

Chez le foetus, transmis à la femme enceinte, le virus pourrait en revanche être à l'origine d'une malformation sévère, la microcéphalie, responsable d'un retard mental irréversible.

Il n’existe actuellement pas de vaccin, ni de traitement spécifique de la virose Zika. Les seuls traitements disponibles sont symptomatiques.

Fort de son expertise historique en matière d’arbovirus, l’Institut Pasteur, et avec lui les instituts de son réseau international, se mobilise depuis les premiers cas pour faire face à l’épidémie de Zika qui s’est déclarée en 2015 en Amérique latine. L’Institut Pasteur travaille avec les pays touchés à développer des tests de diagnostic moléculaire et sérologique, à mettre au point un vaccin et à fournir des conseils sur les options de lutte antivectorielle. Ses équipes mènent également des études épidémiologiques, afin de mieux comprendre les symptômes neurologiques observés chez les patients, et en particulier chez les femmes enceintes. L’Institut apporte son expertise sur le virus.

En savoir plus sur cette maladie.

Rage : des chauves-souris vampire font 12 morts au Pérou

Une vague de cas d'infection par le virus de la rage provoquée par des morsures de chauve-souris vampire a entraîné la mort de 12 enfants en quelques mois. Mordus par des chauves-souris vampires porteuses de la rage, 12 enfants sont morts au Pérou ces derniers mois de cette maladie toujours mortelle en l'absence de traitement. L'urgence sanitaire a été déclarée dans cette région de Loreto, frontalière de l’Équateur, à 1.100 kilomètres au nord de Lima, autorisant un déploiement "plus rapide des secours", de personnel et du matériel, a expliqué le 10 février 2016 le ministre de la Santé, Anibal Velasquez, à la télévision publique.

En savoir plus ?

La rage toujours présente !

L'immunothérapie

A propos de l’immunothérapie

La flore intestinale ou microbiote intestinal est composé de 100 000 milliards de bactéries. Celles-ci colonisent l’intestin dès la naissance et participent à la maturation des défenses immunitaires. Chaque individu est doté d’un microbiote qui lui est propre. La composition de cette flore est dictée par des facteurs génétiques, nutritionnels et environnementaux. Certaines bactéries peuvent favoriser la survenue de maladies, au contraire d’autres qui ont un effet protecteur. 

La flore intestinale en renfort de l'immunothérapie en cancérologie

Le rôle capital de la flore intestinale dans le succès d’une immunothérapie vient d’être dévoilé dans une étude parue dans la revue Science. Des bactéries intestinales capables d’améliorer la réponse thérapeutique de ce médicament et de diminuer un effet secondaire régulièrement rencontré avec ce traitement, une « colite inflammatoire », ont été identifiées. Ces travaux de recherche sous-tendent que l’efficacité des immunothérapies en oncologie pourrait à l’avenir être dictée notamment par la composition de la flore intestinale des patients. Les chercheurs espèrent d’une part, pouvoir élaborer un test prédictif de réponse à ces traitements par des analyses de la flore intestinale. D’autre part, pouvoir proposer aux patients qui le nécessitent la possibilité de reconstituer une flore qui restaurera l’effet antitumoral de l’immunothérapie.

Les immunothérapies ont permis une révolution thérapeutique en cancérologie. Elles permettent non seulement de réduire la taille des tumeurs mais aussi, et pour la première fois, de prolonger notablement la survie des malades voire de les guérir de cancers métastatiques ou localement avancés. Ces nouvelles immunothérapies, des anticorps monoclonaux (anti-CTLA4 ou anti-PD1), permettent de réveiller le système immunitaire du patient. Cependant, 20% des patients sous un traitement anti-CTLA4 voient apparaitre des effets secondaires auto-immuns telle la « colite inflammatoire ». 

Le microbiote

Notre organisme est peuplé de cent mille milliards de bactéries vivant en symbiose et dont la diversité constitue un microbiote unique à chacun. Impliquées dans la digestion, la synthèse de vitamines, ou encore la défense de leur hôte, il est connu que l'absence de bactéries favorise le développement d'allergies. Les chercheurs de l'Institut Pasteur sont parvenus à expliquer ce phénomène et montrer comment le microbiote agit sur l'équilibre du système immunitaire : la présence de microbes bloque spécifiquement les cellules immunitaires responsables du déclenchement des allergies.

Ces résultats sont publiés dans Science le 9 juillet 2015. Dans cette étude publiée dans Science, l'équipe de Gérard Eberl (chef de l'unité Microenvironnement et Immunité à l'Institut Pasteur) a démontré chez la souris comment les microbes qui vivent en symbiose dans l'intestin agissent sur le système immunitaire pour bloquer les réactions allergiques. Plusieurs types de réponses immunitaires sont orchestrés pour défendre l'organisme.....

Détail avec un clic

L'institut Pasteur
Le microbiote
l'amibiase

L'amibiase

L'amibiase est provoquée par l'amibe Entamoeba histolytica, parasite spécifique de l'homme. Il s'agit d'un protozoaire qui peut s'entourer d'une fine coque pour former un kyste de quelques microns de diamètre. Lorsque ces kystes sont ingérés, ils germent dans l'intestin grêle pour donner lieu à la forme végétative, les trophozoïtes, qui gagnent le gros intestin, y prolifèrent et se re-enkystent. C'est sous cette forme, plus résistante, que E. histolytica est rejeté dans les matières fécales et est susceptible de contaminer d'autres personnes. Les contaminations ont lieu principalement dans les régions qui présentent des conditions sanitaires pauvres.

Si l'infection reste généralement asymptomatique, le parasite peut cependant, en traversant la muqueuse de l'intestin, provoquer des diarrhées douloureuses et sanglantes (dysenterie amibienne), des ulcères, et, dans les formes plus sévères, entraîner des abcès au niveau du foie, des poumons et du cerveau. La transmission et la prolifération de l'amibe en cause, favorisée par les mauvaises conditions sanitaires des pays les plus touchés, fait de cette maladie négligée un problème majeur de santé publique, et souligne l'importance du diagnostic de kystes et de la prévention dans la lutte contre l'amibiase .....

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L'antibiorésistance

L'antibiorésistance

"Non, la résistance aux antibiotiques n'est pas une menace pour la population."

Le professeur Didier Raoult, spécialiste en maladies infectieuses, directeur de l'unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes et de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection à Marseille, entend jeter un pavé dans la mare et démentir les prévisions alarmistes.

"Ce sont des prédictions basées sur des modèles mathématiques auxquels on peut faire dire ce que l'on veut", estime le Pr Raoult qui, pour sa part, préfère se référer aux constatations de phénomènes existants. Depuis 2001, il bénéficie au sein de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (APHM) d'un outil unique en France, un observatoire de la résistance aux antibiotiques des principaux micro-organismes pathogènes appuyé depuis deux ans sur un système de surveillance qui regroupe les résultats de 80 % des laboratoires de microbiologie de la région Paca.

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L'antibiorésistance